Et si seulement.À l'aube de ton sourire et au crépuscule de mes larmes, tu m'as armée du souvenir de ton rire. If you only knew.Je ne vais pas passer par quatre et mille autres chemins, je n'en connais qu'un seul. Sinueux, méandrique, ondulant et ondoyant, il y a là ton ombre perpetuelle qui me dessine quelques espoirs inachevés. De ce temps de notre première rencontre, de nos premiers regards, de ma première haine. Tu vois de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas. Un pas de géant qui me semble frèle lorsque je constate à quelle allure j'ai fini par t'aimer. Tu le sais, j'ai fait éclore sous tes pupilles mes sentiments infrangibles, c'est une âme fragile qui s'est offerte à toi. L'offrande d'une unité souillée, acerée dont le coeur n'a jamais cessé de voir en toi une éternité.
Le crash des sentiments.J'ai humé ton odeur, prié pour le son enfantin de ta voix, écumé les pistes où tes prunelles se poseraient. Parfois elle m'atteignaient. Et je m'éteignais pour mieux revivre. Si seulement. Je t'ai vu prétendre à d'autres, je t'ai vu croire en elles, t'emballer, t'emporter, t'enfiévrer pour ces filles d'Ève. Je t'ai vu pleurer sans larme, j'ai compatis à ta solitude alors que toi, bordel, toi tu n'as jamais estimé tout ce que j'étais capable de fendre en ton nom. J'ai l'amertume viscérale, j'use Morphée à outrance, te livre à mes plus éloquentes espérances, t'effleure et m'écorche inlassablement.
On verra ce que le futur nous réserve.Je n'ai pas envie d'attendre demain. Mais c'est tout ce qui me reste. C'est tout ce que tu m'obliges.Tu dépouilleras cette amarre, c'est une certitude. Tu ne la comprendras jamais.
Et tu ne l'as jamais comprise. J'ai tourné la page. Aussi lourde soit-elle. Ton futur, tes jours présents, ne s'accorderont aux miens. Enfin.